L’acupuncture chinoise : Comprendre son fonctionnement

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Spiritualité, arts, cuisine, santé ; ce sont là des domaines pour lesquels la Chine s’est construit une très belle réputation. Dans le domaine de la santé tout particulièrement, la médecine traditionnelle chinoise a réalisé de belles prouesses en développant des techniques qui sont exploitées même par la médecine moderne occidentale. Parmi elles, figure l’acupuncture. En quoi consiste-t-elle ? Et comment fonctionne-t-elle ?

Qu’est-ce que l’acupuncture ?

L’acupuncture est une branche de la médecine traditionnelle chinoise qui se base sur la connexion ainsi que sur la manipulation de fines aiguilles en de divers et nombreux points du corps humain pour atteindre des objectifs d’ordre thérapeutique. Le principe de l’acupuncture consiste à insérer à la surface de la peau des aiguilles, qui sont disposées de manière très précise à des endroits clés que l’on nomme les « points d’acupuncture ». Ces derniers sont comme des « points d’entrée » qui favorisent la bonne circulation de notre Qi (Tchi). La pratique de l’acupuncture vise donc à harmoniser la circulation du Qi dans notre corps afin de bénéficier d’une bonne santé de façon globale. Le Qi se définit comme étant l’énergie ou force vitale qui résulte de la confrontation en nous, du Ying et du Yang. Selon la tradition chinoise, « chaque organe est en relation avec un sens, un tissu, un liquide, une émotion, un comportement ou un mouvement énergétique. »

En fait, la logique thérapeutique de l’acupuncture est fondée sur une vision énergétique taoïste de l’être humain et de l’univers. Selon cette vision, l’Homme constituerait un microcosme organisé un peu comme le macrocosme universel. La médecine traditionnelle chinoise considère que la majorité des maladies dont souffre l’Homme proviennent d’un déséquilibre de son Qi. En agissant avec les aiguilles sur ces fameux points d’acupuncture, le spécialiste de cette science va s’atteler à rétablir l’équilibre énergétique de la personne traitée.

 

Près de 361 à 2000 points d’acupuncture sur le corps humain

Les points d’acupuncture dont la médecine traditionnelle chinoise fait usage afin de réguler l’énergie du corps sont baptisés des points de transport. Sur l’ensemble du corps humain, il y a trois principales catégories de points de transport : les points des méridiens, les points hors méridiens et enfin les points sans localisation fixe. Ces derniers arrivent avec l’apparition d’une certaine pathologie et s’en vont encore une fois que le patient est traité avec succès grâce à la science de l’acupuncture. La grande majorité des points d’acupuncture ou points de transport sont localisés au niveau des 12 méridiens du corps humain.

Comme mentionné un peu plus loin, les points d’acupuncture sont un peu comme des points d’entrée aux voies énergétiques qui favorisent le « transport » ainsi que la circulation de l’énergie au sein du corps de l’Homme. En fonction des catégories de points d’acupuncture susmentionnés, la médecine traditionnelle chinoise dénombre près de 361 à 2000 points disséminés sur l’ensemble des méridiens du corps humain. Étant considérés comme des portes d’entrées et/ou de sorties des énergies pour le corps, ce sont donc les points d’acupuncture qui établissent une relation de cohésion entre tous les organes. Chacun des points de transport ou points d’acupuncture représente de ce fait un organe avec lequel il est relié.

 

La manipulation des aiguilles lors de l’acupuncture

Les aiguilles qui sont utilisées en acupuncture sont composées de cinq différentes parties que sont : la pointe, le corps, la racine, le manchon et la queue. Ces outils de la science médicale chinoise sont longs d’environ 5 cm. Les aiguilles d’acupuncture peuvent être fabriquées en utilisant divers métaux tels que l’or, l’argent, le fer, le zinc, le cuivre, le molybdène ou encore le cobalt. Toutefois, ce qui est le plus conseillé pour un acupuncteur, c’est de l’acier inoxydable étant donné qu’il s’agit d’un métal particulièrement résistant et très flexible, et qui, surtout, ne peut pas être exposé au phénomène de la rouille. La plupart des aiguilles utilisées en acupuncture possèdent un corps fait d’acier inoxydable en plus d’un manchon fabriqué en alliage de cuivre.

Manipuler les aiguilles insérées dans le corps humain constitue tout un art. Ainsi, d’une façon générale, l’acupuncteur implante les aiguilles sur la peau en faisant un petit geste très vif. Cependant, afin d’amoindrir la sensation de douleur ou de ne pas du tout en faire ressentir au patient, certains praticiens d’acupuncture se servent de ce que l’on appelle un « mandrin » : un minuscule tube à travers lequel l’aiguille est insérée avant d’être délicatement implantée du bout du doigt dans le corps. On enlève ensuite le mandrin et la personne traitée ressent alors moins la piqûre de l’aiguille.

Une fois implantée, l’aiguille d’acupuncture doit être manipulée avec beaucoup de dextérité. Elle peut être laissée en place ou être manipulée pour renforcer certains effets thérapeutiques. Il existe trois techniques pour la manipulation des aiguilles en acupuncture :

  • Liu Zhen Fa : cette technique consiste à laisser l’aiguille en place après son implantation. Le dispositif reste dans le corps pendant une durée située entre 10 à 30 minutes en fonction du résultat recherché.
  • Ti Cha : ici, il s’agit de tirer et d’enfoncer l’aiguille d’acupuncture. Après son implantation, l’acupuncteur effectue de petits mouvements de va-et-vient de façon verticale.
  • Nian Zhuan : la façon de faire avec cette technique consiste à tourner l’aiguille. Dès que le praticien juge que son outil est situé à la profondeur idéale, il se sert du manchon pour le faire rouler entre son pouce et son index. Si, par exemple, son objectif est de stimuler le Qi, la rotation variera entre 45 et 90 degrés. Par contre, si le but est de le disperser, il s’agira de faire tourner l’aiguille plus largement entre 180 jusqu’à 360 degrés.

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