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Agenda - Le Cheval-Dragon est arrivé en Chine !

du 17 au 19 octobre 2014

Stade Olympique, Pékin

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« L’esprit du cheval dragon » ou longma jingshen (龙马精神) est une créature mi-cheval mi-dragon. C’est une immense machine créée par François Delarozière et sa compagnie « la Machine » à Nantes.

Pourquoi un « cheval dragon » ?

Le cheval dragon est un cadeau de la France à la Chine, un spectacle original pour célébrer de façon exceptionnelle le 50ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Chine.

1964 est l’année du dragon selon le calendrier lunaire chinois. Cette année-là, la France et la République populaire de Chine établissent pour la première fois des relations diplomatiques. Cette décision prise par le général de Gaulle a contribué à façonner le cours de l’histoire, au-delà de l’amitié qu’elle a réaffirmée entre nos deux pays. En ouvrant le dialogue avec la Chine du président Mao, la France affirmait l’importance qu’elle attachait aux échanges et à la multipolarité du monde.

2014, l’année du cheval selon le calendrier lunaire chinois, est donc l’occasion de fêter les cinquante ans de cette décision marquante. Tout au long de l’année, des centaines d’événements se tiennent en France et en Chine et illustrent toute la richesse et le dynamisme du partenariat franco-chinois dans tous les domaines. Le président Xi Jinping s’est ainsi rendu en France en mars, pour la première fois. La venue de ce cheval dragon est donc un temps fort des célébrations du cinquantenaire.

Le cheval et le dragon sont deux symboles de vigueur et de force. En outre, le proverbe chinois « l’esprit du cheval et du dragon » désigne quelque chose ou quelqu’un d’âge mûr mais rempli de vitalité. Quoi de mieux que cette figure hybride, rencontre entre le génie de l’artisanat français symboliser le renforcement des liens entre nos deux sociétés ?

Comment le cheval-dragon est-il né ?

Le cheval dragon est le produit du travail d’une année (un exploit !) par de nombreux artisans français. Son corps a été sculpté dans un bois spécial, d’une couleur jaune orangé. Il pèse 47 tonnes et son cœur est un moteur hybride, mi-électrique mi-thermique. 15 personnes sont mobilisées pour animer ses muscles, son regard et sa gueule, tous des constructeurs ou comédiens de la Compagnie, habitués à son fonctionnement.

 

Mais le cheval-dragon est comme un véritable être vivant. Il peut marcher (vitesse maxi de 7km par heure) mais il est aussi capable de galoper, de se cabrer, de se coucher ou encore de reculer. Ses yeux s’ouvrent et se ferment et son cou est mobile. Il respire, sa cage thoracique se gonfle. Mais ce n’est pas tout. Il peut tirer la langue, bouger ses oreilles et même transpirer. Il a des sortes de branchies qui se déploient. Sa queue, faite à partir de 80 queues de vrais chevaux, en crin véritable, est elle aussi, capable de bouger."
De la fumée sort de ses naseaux et "Long-Ma" est même capable de cracher du feu.

 

Qui a construit le cheval dragon ?

La Machine est une compagnie de théâtre de rue née en 1999 et dirigée par François Delaroziere. Elle est née de la collaboration d’artistes, techniciens et décorateurs de spectacles autour de la construction d’objets de spectacle atypiques. La Machine développe aujourd’hui de nombreux projets aussi bien dans le domaine de l’aménagement urbain que celui du spectacle de rue.

Quelle est la démarche artistique de la Machine ?

Au cœur de la démarche artistique de la compagnie La Machine, il y a le mouvement. Le mouvement est interprété comme un langage, comme source d’émotion. Il est question de rêver les villes de demain et de transformer ainsi le regard que nous portons sur nos cités. De multiples métiers y sont représentés, du spectacle aux métiers d’art en passant par l’industrie et les technologies de pointe.

L’homme et ses savoir-faire sont l’essence même du processus de création. Le parti-pris artistique serait tronqué de sa force dramatique sans la présence des danseurs, musiciens ou machinistes qui accompagnent les machines. D’autre part, le travail sur l’objet en mouvement est intimement lié au travail de la mise en scène de cet objet dans l’espace public devenu espace scénique.

Pourquoi les spectacles de la Machine se déroulent-ils tous dans la rue ?

Le spectacle vivant de la Machine intègre l’architecture à l’écriture théâtrale. C’est un théâtre de rue et d’action dans la rue. Les scènes doivent se jouer dans les lieux utilisés quotidiennement et pratiqués par les citoyens de la ville. C’est ce contraste qui fait la force de l’action.

Ainsi, cet art de la rue, cet art dans la rue nous permet d’envisager un imaginaire collectif, fédérateur d’un rêve général : le vivre-ensemble.

 

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