La Cité interdite de Pékin, un chef-d’œuvre impérial

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La Cité interdite est le troisième édifice impérial construit en Chine, mais aussi le plus grand de tous. Il est entré au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. C’est aujourd’hui l’un des lieux les plus visités au monde.

L’histoire de sa construction

La construction de la Cité interdite est, en réalité, partie du désir d’un homme, celui de légitimer son pouvoir. Il s’agit en effet  de l’empereur Yongle qui, ayant littéralement usurpé le pouvoir au détriment du deuxième petit-fils de la lignée des Ming, voulait prouver qu’il en était digne. Il faut préciser qu’en Chine à l’époque, le pouvoir était plus une question de lignée, et cela devait se léguer suivant un ordre précis. Ayant donc pris le pouvoir de façon illégale, il a fallu au nouvel empereur multiplier les actions dans le but de prouver au peuple qu’il avait la capacité de gouverner.

C’est donc dans cet ordre d’idée qu’il décide, dans un premier temps, de faire déplacer la capitale de l’empire de Nankin vers Pékin. Cette décision revêt pour l’empereur un caractère stratégique dans la mesure où Nankin était une ville difficile à protéger en cas d’attaque, et aussi parce que ce déplacement lui permettait de se rapprocher de ses ennemis mongols qui se trouvaient au nord de Pékin. Ainsi, commence en 1406 la construction de ce qui sera la future Cité interdite.

Les travaux ont pris fin en 1420, soit 14 ans après, et auraient nécessité le concours de plus d’un million d’ouvriers. L’un des derniers moments de la construction fut la mise au point de la Porte du midi. C’est aujourd’hui encore le principal lieu d’accès à la cour de la Cité interdite.

Description des lieux

La Cité interdite est construite sur une superficie de 720 000 m². Elle mesure 960 mètres du nord au sud et 750 mètres d’est en ouest. Selon une légende chinoise, elle compterait 9999 pièces. Pour explication, en Chine, 10 000 est le chiffre des dieux. Donc pour construire un édifice de 10 000 pièces il faudrait être un dieu. La Cité interdite étant à cette époque le plus grand palais et la plus vaste construction de la Chine, la pensée populaire a donc voulu qu’elle en compte 9999. Cependant, une étude a récemment révélé que le nombre de pièces serait de 8704. La Cité est divisée en deux parties essentielles.

La partie sud, composé d’une cour extérieure sur laquelle l’empereur recevait les ministres. La partie nord abrite une cour intérieure destinée à la vie privée du souverain. Mais depuis l’époque, les lieux ont subi plusieurs travaux de rénovation et ont été ouverts au public.

La cité interdite et les rénovations

Le palais qu’est la Cité interdite a été construit avec beaucoup de bois. C’est pour cette raison que plusieurs incendies ont été déclarés dans les enceintes. Au fil des années, plusieurs rénovations ont donc eu lieu dans le but d’en préserver les aspects. Mais les plus grandes d’entre elles se sont produites environ un siècle après la fin des travaux. Elles ont été entreprises par Wang Zhen, l’eunuque de l’empereur Zhengtong qui, lui, n’avait que huit ans au moment où il montait sur le trône. Les travaux entrepris avaient pour but de renforcer les défenses de la cité. Ainsi, des tours d’archers ont été ajoutées ainsi que des vannes de contrôle des eaux qui devaient permettre de rapidement maîtriser les incendies, notamment en cas d’attaques externes.

D’ailleurs, en 1458, des officiers mongols affiliés à l’armée chinoise avaient instigué une révolte qui avait abouti à une destruction partielle de quelques portes de la Citée Interdite. Il a fallu instituer des travaux pour les reconstituer. Cependant, on fera remarquer que les plus grands travaux de la Cité interdite furent engagés par l’empereur Qianlong. Ce dernier fit construire un palais indépendant dans l’enceinte de la Cité interdite. L’édifice mesure 200 m de large sur 400 de long et comprend un jardin et des bâtiments annexes. C’est en 1924 que les enceintes de la Cité interdite furent ouvertes au public. Cette époque correspond à l’insurrection qui donna lieu à la fuite et à l’abandon du palais par le dernier empereur, Pu Yi. Les événements s’étaient produits en 1912.

Notre avis sur la Cité interdite

Ce n’est pas un hasard si la Cité interdite est devenue, au fil des années, un des lieux touristiques les plus visités en Chine et dans le monde. L’histoire même de l’édifice y contribue, et les locaux sont les vestiges du passé glorieux de la Chine. Certains compartiments du bâtiment ont pu résister au temps, et ont pu garder leur authenticité. L’intérieur de la Cité interdite abrite aujourd’hui un musée dénommé « le musée du palais ». C’est un véritable lieu de collection des plus grands trésors culturels de la Chine. Si vous y faites un tour, sachez à l’avance que les pavillons sont classés comme suit : les trésors impériaux, les horloges, les céramiques et porcelaines, les objets d’art uniques, les peintures chinoises et les bronzes.

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